11/09/2011

Une flûte chinoise

 

 

22:00 Écrit par Macédoine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un visage d'homme, tout simplement...

 

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C'est à vous que je parle, homme des antipodes,

 

je parle d'homme à homme

 

avec le peu en moi qui demeure de l'homme,

 

avec le peu de voix qui me reste au gosier ;

 

mon sang est sur les routes, puisse-t-il, puisse-t-il

 

ne pas crier vengeance...

 

Un jour viendra, c'est sûr, de la soif apaisée,

 

nous serons au-delà du souvenir, la mort

 

aura parachevé les travaux de la haine,

 

je serai un bouquet d'orties sous vos pieds ;

 

alors, eh bien, sachez que j'avais un visage

 

comme vous, une bouche qui priait comme vous.

 

Quand une poussière entrait, ou bien un songe,

 

dans l'oeil, cet oeil pleurait un peu de sel.

 

Et quand

 

une épine mauvaise égratignait ma peau

 

il y coulait un sang aussi rouge que le vôtre.

 

Certes, tout comme vous j'étais cruel, j'avais

 

soif de tendresse de puissance,

 

d'or, de plaisir et de douleur.

 

Tout comme vous j'étais méchant et angoissé,

 

solide dans la paix, ivre dans la victoire

 

et titubant, hagard, à l'heure de l'échec ...

 

Et pourtant, non.

 

Je n'étais pas un homme comme vous.

 

Vous n'êtes pas nés sur les routes,

 

personne n'a jeté à l'égout vos petits

 

comme des chats encore sans yeux,

 

vous n'avez pas erré de cité en cité,

 

traqué par les polices,

 

vous n'avez pas connu les désastres, à l'aube

 

les wagons à bestiaux,

 

et le sanglot amer de l'humiliation,

 

accusé d'un délit que vous n'avez pas fait,

 

du crime d'exister,

 

changeant de nom et de visage

 

pour ne pas emporter un nom qu'on a hué,

 

un visage qui avait servi à tout le monde

 

de crachoir !

 

Un jour viendra sans doute, où ce poème lu

 

se trouvera devant vos yeux.

 

Il ne demande rien ! Oubliez-le, oubliez-le !

 

Ce n'est qu'un cri, qu'on ne peut pas mettre dans un poème

 

parfait : avais-je le temps de le finir ?

 

Mais quand vous foulerez ce bouquet d'orties

 

qui avait été moi, dans un autre siècle,

 

en une histoire qui vous semblera périmée,

 

souvenez-vous seulement que j'étais innocent

 

et que, tout comme vous, mortels de ce jour-là,

 

j'avais eu, moi aussi, un visage marqué

 

par la colère, par la pitié et la joie,

 

un visage d'homme, tout simplement.

 

 

 

Benjamin Fondane

18:00 Écrit par Macédoine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Samedi soir sur la Grand-Place...

le Taptoe international,

comme j'ai l'occasion d'y aller....

j'ai bien aimé les groupes qui ont défilé ce soir

particulièrement l'harmonie des Pays-bas;

c'est assez incroyable comme les musiciens arrivent à jouer ,

à danser, à faire leurs déplacements...

je trouve dommage que le costume des belges

soit aussi triste et terne

 

Samedi soir sur la Grand-Place...

 

 

 

Samedi soir sur la Grand-Place...

 

 

 

Samedi soir sur la Grand-Place...

 

 

et juste un p'tit bout avant que la batterie

ne me lâche

15:04 Écrit par Macédoine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |