20/10/2009

Rien

je vous ai déjà parlé de Fernando Pessoa

voici un extrait de "Bureau de tabac"

 

fernando-pessoa

 

Je ne suis rien.
Jamais je ne serai tien.
Je ne puis vouloir être rien.
Ceci dit, je porte en moi tous les rêves du monde.
Fenêtre de ma chambre,
de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée
(et si l’on savait ce qu’elle est, que saurait-on de plus ?),
vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
sur une rue inaccessible à toutes les pensées,
réelle, impossiblement réelle, précise, inconnaissablement précise,
avec le mystère des choses enfoui sous les pierres et les êtres,
avec la mort qui parsème les murs de moisissure et de
cheveux blancs les humains,
avec le destin qui conduit la guimbarde de tout sur la route de rien.

 

Fernando Pessoa ( un poème, trois traductions)

 

 

20:15 Écrit par Macédoine dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, textes, rien, macedoine, pessoa |  Facebook |

Commentaires

Bonsoir Brigitte Je viens ouvrir la fenêtre de ton blog pour me donner quelques instants de liberté en me remplissant la tête de nouvelles pensées, je ne le connaissais pas Pessoa mais rien ne me fera résister à l'envie de le lire. Amitié ma Brigitte.

Écrit par : Michel | 20/10/2009

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Tiens ça fait déjà un ptit moment que je n'étais plus passée ici! J'aime bien cet extrait, cette façon de voir le monde qui nous entoure!

Écrit par : mad | 21/10/2009

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